
Note : 3/5
J’ai acheté ce livre sans vraiment savoir ce qu’il m’attendait. Et ce fût plutôt une bonne surprise.
On suit l’histoire d’Éric, qui lors d’un réunion d’ancien élève, re-rencontre Amélie.
Il décide alors de quitter son job actuelle (une grosse carrière dans l’enseigne de Décathlon) pour rejoindre le cabinet au secrétariat d’État au commerce extérieur de celle-ci, ce qui l’emmène à beaucoup se déplacer.
Mais c’est lors d’un voyage à Séoul, que sa vie va véritablement changer. Il fait l’expérience Happy Life : mourrir pour mieux renaître. Le principe est simple, toute une cérémonie pour se mettre dans cercueil et y rester quelques temps pour ressortir en Homme nouveau. Il a enfin trouver un but à sa vie, il déserte son poste et va développer le concept en France.
Une histoire rythmant recherche de soi, l’influence du travail sur notre mental et saut dans le vide.
Ce que j’ai aimé :
• Pas mal de citations intéressantes et plaisantes
- « Il souriait de manière détaché, comme un homme en vacances de lui-même.
- « Avec le temps, on en vient à déformer la réalité : des figurants du passé en deviennent les acteurs principaux. »
- « Nous sommes tous coupables de quelque chose »
• Permet de remettre en question son propre mode de vie (et si je quittais tout pour aller aux Bahamas ?)
• La romance est au second plan, même si on laisse planer une certaines tensions entre les 2 personnages principaux, ce n’est pas ce qui vient nous cueillir
Ce que j’ai moins aimé :
• Le livre traine parfois en longueur
• Je ne me suis pas accroché aux personnages.. Mais finalement est-ce que ce n’est pas ça que veut nous faire comprendre l’auteur ? Ne pas dépendre de biens matériels ou de personnes, mais avoir sa vie ?
• Je ne me suis pas forcément accroché à l’histoire… Alors que moi même en pleine remise en question sur l’avenir de mon travail, je pensais me sentir plus investie dans cette lecture.. Mais non. Ça m’a surtout montré à quel point je me bougeais pas le cul, qu’il fallait que je voyage pour trouver de l’inspiration (mais c’est cher) et que tous les concepts ont déjà été trouvés… Je ne peux rien apporter d’innovant dans cette vaste planète… Et je n’ai pas envie de faire « la meuf sortie d’école de commerce » qui arrive avec un « super concept innovant : un bar à pâtes, un mix entre un subway et un eat salad, mais version pâte »
C’est peut-être de la jalousie ? De ne pas vraiment savoir ce que je vais faire de ma vie du haut de mes 25 ans (le 29 octobre) et que lui ai enfin trouvé un but dans sa vie. Parce que n’est-ce pas ce qu’on cherche tous ? Trouver notre mission sur Terre et avoir une ligne à suivre…Personnellement, Je trouve ça déprimant de suivre un unique chemin connu, le bonheur réside dans les aventures et l’inconnu.
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